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vendredi, mai 2 2008

Kern and Sons, c'est fini mais ça reprend!

Trois semaines sans billet, je sais : c'est honteux ! Et un billet pour tout raconter, je sais : c'est honteux (et totalement impossible) ! Trop de chose à dire, trop de chose à débiter ! Ca va, vous ça va ? Moi, ça va ! Super bien, même ! Tout d'abord merci, vraiment merci ! Merci d'être venu si nombreux boire et regarder Kern and Sons. Deux cents personnes comptées le soir du vernissage, de quoi rendre jaloux le Palais de Tokyo ou Agnes B (smile). Aujourd'hui, c'est fini, on a tout décroché. Les clichés ont été remplacés. Maintenant, c'est Tarot Globot chez Mycroft, hier on se faisait tirer les cartes et la semaine prochaine, c'est Barbara (qui vient d'ailleurs de publier un super article sur Art Brussel), là-bas. A ne pas manquer. Enfin merci, merci à Marc Lenot pour votre (je ne trouve même plus de qualificatifs) billet, merci à Blackpool, Nina Ricci, Olivier de Streetpulse et Ale TeenTrash. Merci à tous. Articles, photos et vidéos sur ma page perso !

Vous vous êtes déjà fait tiré les cartes ? Moi, jamais. "Tout est devant vous". J'aime bien, je devrais me les faire tirer. "Tout est devant vous". Tout est devant moi. Oui, il y a Flavor Magazine la semaine prochaine. Et aussi... Il y a aussi... Je vous ai dit pour Flavor Magazine ? Je vous ai dit ? Estelle et Marilyn, de la rédaction, m'ont demandé une nouvelle sélection de clichés. Les photographes de Kern and Sons encore, mais nouveaux. Je ne vous l'avais pas dit ? Le sept mai prochain, pour la soirée de lancement du numéro d'été, nous vous reproposerons des tirages exclusifs (tirés pour l'exposition) de Brad Troemel, Chris Heads, Jackson Eaton, Julieta Sans, Lina Scheynius et Sean Orena. Alors mercredi prochain, vous savez où vous devez aller. (Secret Place for now!). Plus d'infos très vite ou mailez-moi.

Et il y a nofound(deux), aussi, en préparation. Mais ça, c'est secret ! Et sur nofound, promis, je fais une update avant ce week-end. Avec peut-être une série de... Vous connaissez Vice ? Vous verrez.

(photos) Une heure avant! par Clémence Poésy (avec Lina et Armelle).

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dimanche, mars 30 2008

Marlene Marino & Tod Seelie sur nofound!

Hier après-midi, après un rendez-vous dans le 7ème, j'ai été faire mon tour mensuel des galeries photos de la rue de Seine. Pas grand chose à dire : Mennour était fermé, Seine 51 présentait pour la énième fois une petite sélection de clichés de Jeff Cowen et Loevenbruck était dans sa troisième semaine d'Edouard Levé dont, personnellement, je n'ai jamais compris le travail. Une rue de Seine plus animée par les "shoppers" du samedi après-midi venus en nombre grâce à l'éphémère soleil de cette journée que par son activité culturelle.

Ha si!... En parlant de "shoppers du 6ème", il y a Roman qui est exposé au Bon Marché jusqu'au 24 mai. Pub à un copain! Vous pourrez y découvrir (et acheter!) une série limité (100ex) de tee-shirts à l'effigie d'une de ses dernières oeuvres : Kate in, ou Kate Moss revue et corrigée par les sigles des marques à qui elle a prêté son image. Donc, Kate in en tee-shirt, c'est chez Arty Dandy au rez-de-chaussée du Bon Marché pour encore un mois. Go and see!...

Et ce dimanche matin, j'ai posté deux superbes séries sur nofound. La première s'appelle Sisters, elle a été réalisée par Marlene Marino il y a quelques temps et viens juste d'être publiée dans le magazine japonais Dune. La seconde est de Tod Seelie, c'est une petite sélection de "snapshots" qu'il a pris lors de ces dernières semaines. Je sais, ces deux séries ne se répondent pas vraiment. J'en suis désolé. Mais, j'étais tellement excité de vous montrer ces images que j'ai décidé de passer outre la règle et de vous les faire partager tout de suite.

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En cadeau, voici deux clichés de la série Sisters que je n'ai pas publié sur nofound. Leur format (en portrait) étouffait les autres.

Marlene Marino

Marlene Marino

lundi, mars 24 2008

Kern & Sons : La sélection!

Paris, je t'aime! Deux jours dans la capitale et les affaires reprennent. Après-midi avec Lina et Clémence, réception des dernières photos de Ryan et de la prochaine proposition de Marlène Marino pour nofound... de quoi oublier qu'il faut marcher quinze minutes pour réussir à trouver des clopes un après-midi, jour férié oblige, où tout (ou presque) est fermé. Enfin, aujourd'hui, je suis fier de vous annoncer la sélection définitive des photographes qui viendront répondre à Richard Kern lors de : Kern and Sons (cf. billet Richard Kern sur Paris!), prochaine exposition que j'organise chez Mycroft.

J'ai nommé : le londonien Jackson Eaton, Ryan Foerster dont je vous avais présenté le travail dans BeHype! Magazine, l'actuelement milanais Chris Heads, le canadien Asen Ognyanov, l'argentin Sean Orena, la nouvellement primé au "National Portrait Gallery Photographic Prize" Julieta Sans, la suédoise Lina Scheynius ainsi que le "Very Young Millionaire" Brad Troemel.

KERN AND SONS du 17 au 27 avril 2008 chez Mycroft

Pour ma deuxième collaboration avec la galerie Mycroft, j'invite 8 jeunes photographes internationaux à venir répondre à Richard Kern A l'instar des murs d'une chambre d'adolescent, l'exposition se développera autour de trois clichés de la série SOFT. Ou Richard Kern comme maître d'une école de l'intimité.

Kern and Sons est réalisée en collaboration avec la Galerie Jousse Entreprise.

Kern and Sons chez Mycroft (13 rue Ternaux 75011 Paris), c'est du jeudi 17 au dimanche 27 avril 2008. Vernissage le 17 à partir de 19h00!

Les clichés qui suivent ne font pas partis de la sélection, ils ne sont là qu'à titre informatif. Chacun des photographes ayant participé au projet nofound, n'hésitez pas à aller y faire un détour pour y découvrir leurs univers.

Jackson Eaton

Ryan Foerster

Chris Heads

Asen Ognyanov

Sean Orena

Julieta Sans

Lina Scheynius

Brad Troemel

samedi, mars 22 2008

Andrew Phelps & Julien Tual sur nofound!

Douze jours sans billet! Cinq jours pour répondre au moindre mail! Ma vie-virtuelle bas de l'aile... Des excuses? Plein d'excuses, toujours plein d'excuses. Le travail, la vie loin de Paris, l'augmentation du prix de l'essence, le prêt de mon appartement à deux allemandes (Hey Jule, merci pour la bouteille en fait)... Plein d'excuses! Mais bon, il y a plus intéressant sur nofound.

Comme vous avez du le remarquer, j'ai réussi à faire (grâce a mon nouveau BlackBerry!) une mise à jour du site en milieu de semaine. Vous pouviez y découvrir une superbe nouvelle série exclusive pour nofound de Bjarne Bare (cf. billet précédent) ainsi que trois clichés de la photographe américaine Tema Stauffer. Pour les amoureux de Tema, sachez qu'elle tient son propre blog depuis juillet dernier : PalmAire!

Et pour m'excuser de mon manque de cyber-présence, je viens de télécharger deux nouvelles séries ce dimanche même. Vous pourrez y admirer de nouveaux clichés de Julien Tual pris lors d'un de ses passages à Marseille ainsi que la première contribution du photographe américain Andrew Phelps. L'intimité par ce qui nous entoure. Ces deux photographes, aux travaux esthétiquement diamétralement opposés, cherchent la présence par l'absence humaine. Regarder, ou comment transformer l'anecdotique en vécu. Pour information, la série d'Andrew est actuellement visible dans une galerie autrichienne dont... j'ai oublié de lui demander laquelle. Je vous dis ça très vite!

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Andrew Phelps

Julien Tual

lundi, mars 10 2008

Bjarne Bare à Tokyo!

Aujourd'hui, c'est le grand départ, je m'en vais dix jours en province. Rendez-vous Terminal 1 de Roissy Charles de Gaulle avec la photographe norvégienne Sidsel Ramson pour aller travailler sur la collection restante en Bourgogne du peintre Carl-Henning Pedersen (pionnier du mouvement Cobra qui s'est éteint l'année dernière). Buts de la semaine? Finir de classer-nettoyer- photographier-etc. les quelques milles pièces de Carl Henning pas encore archivées, mais aussi (surtout) trouver le temps de discuter avec Sidsel de la grande époque de la presse. Comment ça se passait avec Life? La Chine des années 80? Comprendre ces moments de l'Histoire qu'elle a pleinement côtoyé. Suite dans les prochains billets.

C’est la tempête, aucun avion ne peut atterrir. Je vais m’acheter un paquet de clopes pour patienter. Madeleine amère, je sors dans le froid pour fumer. Une sensation merdique m’envahie. Du mauvais coté de l’aquarium, je regarde les gens arriver. Plus le droit de passer la frontière, je suis bloqué là, frigorifié. L’aéroport prison, interdiction de rentrer. Ces choses que l’on vous interdit sans même vous l'avoir demandé. Maintenant ça appartient au passé, cloué au sol, plus le droit de voyager. Je fini ma cigarette, dehors j'ai encore le droit. Sidsel arrive, enfin. Direction la Bourgogne.

Ironie du sort, en écrivant ces lignes, je reçois une nouvelle série d’un autre photographe norvégien, Bjarne Bare, qui tout juste rentré du Japon me conseille vivement d’y passer. J’y suis. Un petit extrait ici et la suite très bientôt dans nofound (où vous pouvez déjà trouver une première série de Bjarne).

Bjarne Bare à Tokyo

Bjarne Bare à Tokyo

dimanche, mars 9 2008

Baghdad Suite d'Andrew Phelps!

Ce qui est bien quant on est "young curator" et "photography seeker", c'est que l'on reçoit plein de cadeaux! Certes, ce ne sont pas des sacs Chanel (d'ailleurs, j'en ai un à revendre pour celles que ça intéresse) mais de superbes objets photographiques. La semaine dernière, c'était l'intégrale de teentrash, fanzine gratuit édité par le photographe italien Ale Formenti qui aujourd'hui trône sur mes murs à coté des derniers portfolio de Ryan Foerster, et cette semaine, c'est le dernier livre d'Andrew Phelps pas encore sorti dans nos contrées : Baghdad Suite.

Baghdad Suite, sous-titré A surrealistic moment from the streets of Baghdad, est un voyage étrange dans les rues d'une ville sinistrée. Ville fantôme et décors cassés. Détruite ou en ruine? Vous pourrez reconnaitre, dans les premières pages, une introduction d'Alec Soth, autre grand photographe de reportage américain dont vous pouvez déjà retrouver une série sur nofound.

Pour commander le livre en avant-première, c'est ici! Pour découvrir une selection de la série, c'est la! Enfin, pour les inconditionnels du travail d'Andrew, sachez qu'une de ses séries exclusives sera sur nofound la semaine prochaine.

Baghdad Suite d'Andrew Phelps

Baghdad Suite d'Andrew Phelps

Baghdad Suite d'Andrew Phelps

samedi, mars 8 2008

Romy Schneider par Giancarlo Botti!

N'y a t'il rien de pire que la photographie de plateau (clichés pris pendant le tournage d'un film)? Si, le portrait de comédien! Maladivement asphyxié par un passé poussiéreux que l'on ne remontera qu'à Harcourt (qui, soit dit en passant, était à l'époque une révolution), les portraits de comédien souffrent généralement de la même non-originalité que la photographie artistique de nu en noir et blanc dont la lumière venant d'en haut à droite est filtrée par des persiennes. D'ailleurs, je soupçonne tous les comédiens que j'ai croisés de les cacher. Combien de fois ai-je entendu : "Nan, mais, ce sont de vieilles photos. J'viens juste d'en faire des nouvelles, mais je ne les ai pas encore. Elles ne sont pas encore arrivées". Non, ça ne vous dit rien? Enfin, de temps en temps, on tombe sur des perles. Une photo pas fait exprès.

Aujourd'hui, au détour d'une rue, je suis tombé sur un portrait de Romy Schneider. Comme ça, en pleine vitrine. Le choc! Tomber nez à nez avec une photo de Romy Schneider dénudée, c'est un peu comme quand vous habitez en collocation avec deux filles et que l'une des deux débarque dans la salle de bain en trombe alors que vous êtes en train de vous doucher. Vous êtes un peu... abasourdi! Le cliché est de Giancarlo Botti, il s'intitule simplement Romy Schneider, 1974. Il est extrait d'une série que Botti avait réalisée pour Paris Match (article en espagnol dans elPeriodico) et il semblerait qu'il soit visible dans Romy, c'est la vie, livre au titre grandement évocateur que le photographe avait sorti en 1992 (et qui est aujourd'hui épuisé).

Pour trouver Romy Schneider, 1974 de Giancarlo Botti sur Paris, c'est à la Galerie de l'Instant (46, rue de Poitou), ou chez Florence Rois en Normandie.

Romy Schneider par Giancarlo Botti

vendredi, mars 7 2008

Helmut Newton chez Art&You?

Hier soir, c'était la "soirée VIP" de l'exposition Première Collection chez Art&You (le vernissage était la semaine dernière). Champagne, petits fours exquis, de la grande réception comme il n'est plus très courant de voir dans nos galeries parisiennes (moi qui m'étais presque habitué au Campari!). Merci! Entre deux cameras de Paris Dernière et une performance grandement théâtrale d'Arnaud Prinstet, vous pouviez découvrir les premières œuvres acquises par Nicolas Laugero Lasserre (directeur de l’Espace Cardin) : un Ben, quelques Combas, un Mesnager, etc. Une première collection quoi. Mais l'objet qui a retenu le plus mon attention (et pour lequel j'étais passé) était un Polaroïd intitulé sur le site de la galerie : Polaroïd de Helmut Newton!...

Polaroïd de Helmut Newton? Je regarde de plus près : la signature est la bonne (la même que sur la photo que j'avais achetée sur eBay) et le petit personnage aux lunettes dignes du plus grand Hype! de notre époque est bien cette grande figure de la photo. Mais attendez, deux secondes... pourquoi fait-il face sur un cliché qui lui est attribué? un autoportrait? au Polaroïd 600? Seul, c'est un peu compliqué! Je regarde le carton. Un peu flou. Fred m'apporte ma cinquième coupe. Tu peux lire ce qu'il y a d'écrit? Polaroïd dédicacé par Helmut Newton. Auteur: Nicolas Laugero Lasserre. Pris à Paris le 14/12/2002. Ok! c'est pour ça qu'ils n'avaient pas fait la liaison : Polaroïd d'Helmut Newton. Polaroïd de Helmut Newton, bien sur.

Marketing de l'Art! C'est drôle, ça me fait penser à mes propres communiqués de presse. En janvier, quand j'ai lancé les invitations pour Sarah Stern doesn't exist avec Rich Vogel (j'ai une mailing d'un peu plus de 350 journalistes parisiens), j'annonçais ma prochaine exposition : Kern & Sons avec Richard Kern (cf. billet Richard Kern à Paris). Et vous ne pouvez pas imaginer le nombre de personnes qui m'ont répondu : Le travail de Rich a l'air super intéressant mais je ne vais pas pouvoir passer, mais tiens moi au courant pour ton expo avec Richard. L'expo dure 10 jours, avec des nocturnes, métro Filles du Calvaire, vous ne pouvez pas passer? Et moi, je serais venu si j'avais lu Polaroïd sur lequel il y a Helmut Newton mais, faites gaffe, il a été pris par quelqu'un d'autre?! Ce n'est pas facile de commencer.

Je rentre. Dans la rue en bas de chez moi, il y a un petit dinosaure... en peluche. Dans le caniveau, un enfant a dû le laisser tomber. Je le prends et le mets au milieu du trottoir. Il me regarde rentrer chez moi.

Pour enchérir sur le Polaroïd, c'est ici! Pour aller découvrir la première collection de Nicolas Laugero Lasserre, c'est jusqu'au 8 mars au 14 rue Richer.

Polaroïd d'Helmut Newton

jeudi, mars 6 2008

Alessandro di Giampietro dans Butt!

Alessandro di Giampietro, photographe de mode italien dont une partie du travail est aujourd'hui sur nofound, vient de m'envoyer sa nouvelle série pour Butt. Très bon magazine mode/culture pour Hommes dont l'homologue féminin, Kutt, a malheureusement disparu. Pour ceux qui ne l'ont pas connu, sachez que vous pouviez admirer dans le premier numéro de superbes clichés dans la boue de Bettina Neumann (ainsi qu'une série de Viviane Sassen, cf. billet précédent). La série d'Alessandro s'appelle Boys in my flat, la suite dans nofound dans... le plus rapidement possible!

Alessandro di Giampietro (Boys in my flat

Alessandro di Giampietro (Boys in my flat

Alessandro di Giampietro (Boys in my flat

Alessandro di Giampietro (Boys in my flat

Alessandro di Giampietro (Boys in my flat

Alessandro di Giampietro (Boys in my flat

mercredi, mars 5 2008

Carucci, Sassen & Liu sur nofound!

L'aventure nofound continue avec aujourd'hui les séries de trois photographes aux travaux diamétralement opposés, ou trois visions de femmes sur l'intimité. La première s'appelle Elinor Carucci. Photographe israélienne installée à New-York (représentée par Fifty One à Londres), j'avais découvert ses clichés à Paris Photo en 2005. Le travail d'Elinor fonctionne en huit-clos, entre elle-même, sa mère, son père et sa famille. Une recherche sensuelle sur les liens à ceux qui la font exister. Vous pourrez trouver un très bel article sur son œuvre dans La photographie dans l'art contemporain. La deuxième s'appelle Viviane Sassen. Elle, j'avais découvert son travail dans Purple Fashion... ou Purple Sexe, je crois même. Des images plus crues aux corps très présents. Elle officie régulièrement dans tous les plus grands titres de la mode avec cette idée que la figure humaine reste encore plus importante que ce vêtement prison. Enfin, la troisième est chinoise et s'appelle Yiki Liu. J'avais découvert son travail grâce au projet londonien Intimacy (human people) en 2005. Les images que vous trouverez sur nofound viennent d'un photodiary qu'elle tient depuis 2001.

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